Architectural heritage and sustainable building

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The end of this year will mark the 100th anniversary of french protection laws for architectural heritage. Since 1913 and the first law on historical monuments, a lot of rules have been set in order to maintain and preserve this heritage, through various inventories, rankings, and protection tools, implemented in the 60’s under the authority of André Malraux (Minister for Cultural Affairs and also novelist), consisting in charges reduction and fiscal benefits for building owners engaging renovation works.

This policy has paid, leading to the preservation of many constructions, but also asking questions when it deals with eco construction and renovation for sustainable buildings. Some municipalities and private owners concerned by these lists (inscription or ranking, Unesco inventories, etc.), are frequently doubtful concerning the conciliation of ecological buildings and strict specifications of “France building architects” (government architects who give authorizations for building permits).

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 One of the stakes today is to not over-constrain through urban planning rules. An exemple with The citadel of Mont-Louis (erected by Vauban under Louis XIV reign), which presents high stakes to preserve and highlight this heritage. In order to conciliate architectural heritage and ecorenovation, the NaturalRegionalPark suggests supporting owners. If a landlord wants to renovate his house in this fortress, and build a new roof, with good insulation, or install solar equipment, he will be coached by the municipality and the Natural Regional Park of Pyrenees Catalanes. Advices are given to let changes on existing building, but only in the state of the art and when it do not affect the building shape or main aspect. In this example, the advice would be to put hidden water tanks for solar heating systems, or on interior insulation to keep the free stone aspect of the building. Solutions exist, and it’s important to provide for the municipalities concerned, with the government services, a document with the main rules. A support adapted for each project is necessary. That’s why the Natural Regional Park of Pyrenees Catalanes organizes meetings with the CAUE (a public organism specialized on architecture, town planning, and environment), answering questions, giving an expertise on various projects, and trying to support sustainable solutions for this cultural and architectural heritage.

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The MountEE project will be a good opportunity for testing this approach with municipalities on two pilot projects concerned by those protection rules because of their proximity with the Mont-Louis citadel. The kindergarten and the canteen of “La Cabanasse” will have to conciliate the high ambitions of MountEE project for building performance, and local reglementation about buildings in Mont-Louis area. Programing work is here eminently important, and a global service package needed.

Concilier éco rénovation et préservation du patrimoine architectural

La fin de cette année marquera le centenaire de la prise en compte par la France de la nécessité d’outils de protection du patrimoine architectural. Depuis la loi du 31 décembre 1913 sur les monuments historiques, ce sont plusieurs dispositifs qui sont venus compléter un système de préservation complet, allant de l’identification de la richesse de ce patrimoine par des inventaires successifs, à sa préservation par des outils appropriés (inscription et classement de sites, secteurs sauvegardés, aires de mise en valeur), jusqu’à sa rénovation par des mécanismes fiscaux novateurs, institués depuis les années 60 (sous l’égide de l’écrivain et ministre André Malraux), et consistant en une aide financière pour les travaux sur du bâti ancien (subventions, allègements de charges, crédits d’impôts).

Cette politique a porté ses fruits, permettant la sauvegarde d’un patrimoine riche et diversifié, mais pose aujourd’hui des interrogations lorsqu’il s’agit de parler d’éco-rénovation et de bâtiments durables. Les petites collectivités et les particuliers concernés par ces classements ou ces inscriptions se posent parfois la question de savoir comment s’y prendre pour entamer des travaux et concilier l’ambition d’un bâtiment écologique avec le cahier des charges parfois très strict des architectes des bâtiments de France (agents de l’Etat chargés d’accorder les autorisations nécessaires sur ces édifices).

Afin de laisser des possibilités pour développer des solutions novatrices, il s’agit dans les documents d’urbanisme des communes de ne pas « trop contraindre ». Un exemple sur le territoire du Parc Naturel Régional des Pyrénées Catalanes, où se posent ces questions tout autour de la citadelle de Mont-Louis, place forte militaire érigée par Vauban au 17ème siècle. Une aire de mise en valeur de l’architecture et du patrimoine est en train d’y être créée, complétant l’inscription du site à l’inventaire des Monuments historiques et son intégration au patrimoine mondial de l’UNESCO. Un particulier souhaiterait demain y rénover sa maison, au cœur de la citadelle, en installant une nouvelle couverture, en isolant davantage, ou en posant des panneaux pour y exploiter l’énergie solaire. Le travail des élus de la commune consiste, en partenariat avec les services de l’Etat et les conseils du Parc Naturel Régional des Pyrénées Catalanes, à encadrer ces travaux et à apporter des conseils. Bien sûr le but n’est pas d’interdire, mais de permettre la réalisation de modifications sur le bâti dans « les règles de l’art », sans changer l’apparence du bâtiment ou la perception du site. Seront par exemple privilégiés des réservoirs sous les toitures pour l’ECS, avec des panneaux non visibles depuis les espaces alentours, ou une isolation par l’intérieur, pour ne pas dénaturer l’apparence d’un vieux bâtiment en pierre de taille. Les solutions ne manquent pas, et tout l’enjeu est aujourd’hui d’encadrer dans un document de référence, approuvé par les services de l’Etat, tout en ayant un rôle d’explication, de pédagogie, et de conseil, autour des porteurs de projet, lors de permanences spécifiquement organisées pour répondre aux interrogations de chacun, et voir enfin se développer des solutions durables pour ce patrimoine remarquable.

Le projet MountEE sera déjà l’occasion de tester cette approche auprès des collectivités sur deux opérations concernées par les servitudes de protection de la citadelle de Mont-Louis. Qu’il s’agisse de la crèche de la Cabanasse ou de sa cantine, les deux bâtiments devront concilier les ambitions liées au degré d’excellence du programme MountEE avec les conditions fixées par l’Aire de mise en valeur de l’architecture et du patrimoine de Mont-Louis qui couvre aussi cette commune. Le travail de programmation du projet est évidemment ici éminemment prépondérant, et le rôle de l’architecte décisif.

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